Naginata

POURQUOI PRATIQUER

LA NAGINATA

DE NOS JOURS ?

Quel intérêt pouvons-nous avoir d’un art martial qui n’a pas de but de Self-défense? Excellente gymnastique de maintien, l’entraînement favorise un aspect physique équilibré dû à l’utilisation à la fois du coté gauche et du coté droit ainsi qu’une meilleure appréhension de l’espace de part la longueur de l’arme. Comme dans toutes disciplines martial japonaise, la recherche de l’unité du corps et de l’esprit fait parti intégrante de la pratique. Ceci contribue au développement du mental, à l’accroissement du sens du jugement et au renforcement du caractère du pratiquant.

 

Le Naginata est ouvert à tous ceux qui n’auront pas peur de dompter cette arme de 2 mètres !

 

 

 

 

Au fil des entraînements, les pratiquants seront encouragés à :

 

  1. développer leurs compétences techniques,

  2. cultiver leur esprit,

  3. s’épanouir,

  4. maintenir la discipline,

  5. faire preuve de courtoisie et de respect envers les autres,

  6. toujours agir de bonne foi,

  7. préserver la culture traditionnelle japonaise incarnée dans l’art de la naginata

 

Un peu d’histoire

L’apparition de la naginata remonte aux troubles du Japon Médiéval durant l’ère Tengyō (938–947). Plus longue que l’épée, la naginata présentait l’avantage de pouvoir s’engager dans la bataille tout en gardant une certaine distance par rapport aux ennemis. Moins coûteuse à produire qu’un sabre, plus sécurisante à manier, elle permettait de combattre aussi bien les soldats à pied que les cavaliers et est devenue par le fait une arme très populaire parmi les soldats.

Dans le milieu du XVIIème siècle, le Japon – sous le régime du shogunat des Tokugawa – a connu une relative paix. Sous l’influence du confusionnisme, les rôles de l’homme et de la femme se rigidifièrent. Les femmes pratiquèrent le naginata moins pour apprendre à se défendre que pour apprendre les vertus nécessaires à être une bonne épouse de samouraï. Au contraire de l’Europe, les japonais attendaient d’une bonne épouse d’être forte pour seconder son époux.

La naginata faisait souvent partie de la dot d’une jeune fille qui se devait « de savoir coudre, cuisiner et faire du naginata ».

Aujourd’hui..

Pendant l’époque Meiji (1868-1912), l’art du naginata a été employé au sein des écoles comme manière de développer le bien-être spirituel et physique des filles, alors que les garçons faisaient du Kendo dans le même but. Cette discipline est encore pratiquée aujourd’hui et en plein essor, les garçons pratiquants maintenant également cet art martial.

Les Shikake Oji

Les shikake-oji sont des formes de combats codifiés par la fédération japonaise de Naginata. Au nombre de 8, elles permettent aux pratiquants d’étudier l’étiquette, la bonne posture, les bons mouvements, une bonne respiration, les opportunités d’attaque, les défenses appropriées et un bon kiai (expression sonore de l’énergie) Les shikake-oji contiennent donc l’ensemble des fondamentaux pour bien débuter dans le naginata, mais leur pratique est toujours étudiée jusqu’à un très haut niveau. Les shikake Oji font parti des éléments à présenter lors des passages de grade, et peuvent également faire l’objet de compétition.

 

 

Les combats

En combat, le naginata se pratique avec une armure qui reçoit les coupes valides. Les attaques peuvent se porter à la tête (men), aux poignées (Kote), au plastron (Do), aux tibias (Sune) et à la gorge (Tsuki). La participation à des combats est un moyen efficace de jauger les résultats de vos efforts dans l’entraînement et apprendre de nouvelles techniques par une réelle mise en application. Bien sûr, lors des compétitions, personne ne participe à un combat avec l’intention de perdre.., mais dans le naginata, la victoire n’est pas une fin en soi. On fait un combat AVEC un partenaire mais CONTRE soi. A l’instar de beaucoup de disciplines japonaises, l’important est de montrer le meilleur de soi-même, sans devenir obsédé par le “gagner” ou “perdre”.

Des combats avec des kendoka sont courants et une source de difficultés supplémentaires. La distance et le timing ne sont pas les mêmes qu’avec une naginata et cela oblige le pratiquant à repenser sa façon de faire. Il est donc important de diversifier les personnes avec qui pratiquer. Le combat est avant tout un échange.

Les Katas

Il s’agit de mouvements codifiés à partir de l’expérience de combattants dont les noms ont été perdus. Les katas sont par la suite devenus des outils de transmission de techniques, mais aussi de principes de combat.Le but du kata est double. D’une part, faire travailler des gestes, des postures… dans des situations données, afin d’avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d’un combat; et d’autre part, de faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux, comme la gestion des distances (ma-ai), l’attitude et la coordination des mouvements.

Les Katas des anciennes écoles permettent de voir des faces de combats hétérogènes. Naginata contre un sabre (Katana), contre 2 sabres (Nito), contre un couteau (Kodachi), contre une fossile (Tsura), contre un fusil avec baïonnette (Juken).